Tournage 4K : calculer les cartes mémoire et les sauvegardes
100, 200 ou 600 Mb/s : calculez le volume de vos rushes et vérifiez la compatibilité des cartes avant de louer une caméra.

Le mot « 4K » ne suffit pas à prévoir le stockage d’un tournage. Le débit, la durée réellement enregistrée et le nombre de caméras comptent davantage. Avant de louer un boîtier au Canada, demandez le modèle exact et le format d’enregistrement prévu : deux caméras 4K peuvent produire des volumes très différents.
Une formule que vous pouvez réutiliser
Pour une estimation en gigaoctets décimaux, utilisez : volume en Go = débit en Mb/s × durée en secondes ÷ 8 ÷ 1 000. Un octet contient huit bits. Pour une heure, cela donne :
Ces résultats sont des calculs théoriques au débit indiqué, pas des temps garantis pour une carte. Le débit variable, l’audio, les fichiers annexes et la capacité réellement disponible modifient le résultat. Ne confondez pas Mb/s et Mo/s, et ne remplissez pas vos cartes jusqu’à leur limite théorique.
Exemple : deux interviews avec deux caméras
Vous prévoyez 90 minutes d’enregistrement par caméra à 100 Mb/s. Le calcul donne 67,5 Go par caméra, soit 135 Go pour les deux. Si vous souhaitez deux copies complètes, il faut au minimum 270 Go de capacité disponible répartie sur deux supports, avant marge, fichiers supplémentaires et montage.
Prévoir les copies sur deux supports distincts évite qu’une panne d’un seul disque emporte les deux. Deux dossiers sur le même disque ne sont pas deux supports. Ajoutez au budget de stockage les exports, les proxys éventuels et la place nécessaire au logiciel de montage. Notez vos hypothèses plutôt que d’annoncer un besoin universel de « 1 To par tournage ».
La capacité ne garantit pas la compatibilité
Une carte de grande capacité peut être refusée dans le mode choisi. Consultez le manuel du modèle précis pour le type de carte et la classe d’écriture exigés. À titre d’exemple, le manuel Sony ILCE-6500 exige U3 pour les modes à 100 Mb/s ou plus. Cette exigence n’est pas une règle valable pour toutes les caméras.
Le manuel Sony ILCE-7M3 présente plusieurs débits selon les réglages. Demandez donc autre chose que « une carte pour la 4K » : précisez modèle, résolution, cadence et codec. La vitesse de lecture mise en avant sur l’emballage ne remplace pas la vérification des exigences d’enregistrement.
Ce qu’il faut confirmer avec le propriétaire
Au retrait, enregistrez puis relisez un extrait dans le mode prévu. Un test bref ne prouve pas qu’une longue prise ne surchauffera jamais : si vous filmez une conférence continue, vérifiez les limites du boîtier et testez dans des conditions représentatives avant l’événement.
Une routine de fin de tournage
Créez un dossier par projet, jour et caméra. Copiez les fichiers sans renommer arbitrairement la structure de la carte si votre logiciel en dépend. Vérifiez les copies avec un outil de vérification adapté ; l’ouverture d’un seul clip ne prouve pas l’intégrité de tous les fichiers. Gardez les cartes intactes jusqu’à confirmation des copies nécessaires.
Avant de rendre une carte louée, convenez avec le propriétaire du processus d’effacement. Ne transmettez pas des rushes clients par défaut. Le formatage n’est pas une garantie d’effacement sécurisé : pour des images sensibles, privilégiez vos propres supports ou un processus validé avec le client.
Une carte de 128 Go suffit-elle pour une heure ?
Le calcul théorique donne 45 Go à 100 Mb/s et 270 Go à 600 Mb/s. La réponse dépend donc du mode, puis de la capacité utile et de la compatibilité de la carte.
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